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L'alimentation
des ovins et caprins dans les systèmes de production français
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Pour
des raisons physiologiques incontournables mais aussi parce que ce
sont les ressources les moins chères et les plus disponibles,
les aliments que consomment les ovins et les caprins français
sont essentiellement l'herbe, le foin, le maïs fourrage, les
betteraves fourragères et la luzerne. |
| Les
surfaces en herbe dépassent en France les 15 millions d'hectares
(dont 8,1 millions d'hectares de prairies non
labourables et 2,5 millions d'hectares de parcours et estives).
En
comparaison, le
maïs représente 1,43 millions d'hectares . Ces surfaces
en herbe sont pâturées (3 à 6 fois par an) ou
fauchées pour le foin (2 à 3 coupes). |
S'y
ajoutent de la
luzerne (376 000 ha avec 4 à 5 coupes), du trèfle
et d'autres légumineuses (85 000 ha), du choux fourrager (6
500 ha), des betteraves fourragères (28 000 ha), du sorgho
fourrager (14 300 ha). Ces plantes sont nécessaires pour
fournir une alimentation cellulosique (fibres longues), indispensable
au bon fonctionnement de la panse des ruminants. |
Ces
ressources fourragères plus les céréales produites
sur l'exploitation constituent environ 85% du régime de l'ensemble
des bovins. Le reste est constitué de sources protéiques
végétales essentiellement tourteaux de soja ou colza
obtenus après extraction de l'huile de ces graines, et de minéraux
et vitamines. Le type de ration, c'est-à-dire la proportion
respective de ces différents aliments herbe, fourrages, céréales,
tourteaux, varie beaucoup selon l'âge de l'animal, le type d'animal,
la région de production. |