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  LG NUTRITION ANIMALE

Charte & Mention LGNA
Tests & Expérimentations
Les besoins
Digestion 
Digestibilité
Expérimentation LG 22.75
Plus de viande
Plus de lait
La valorisation des fourrages chez les ruminants
La valorisation du maïs grain chez les porcs

Fourrage : les conseils LG

Ne pas laisser vieillir l’herbe

À un moment donné, au printemps, l'herbe "ne pense plus qu'à une chose" : assurer sa descendance. Elle se met alors à fabriquer activement des tiges pour porter des épis. Or l'herbe n'est pas une céréale, ni un maïs ! Ses tiges sont très ligneuses, ce que les bêtes n'apprécient pas du tout : la chute de la valeur alimentaire est brutale.

Ne pas laisser venir d’épis

Au moment de la montée des épis, vous pouvez soit faire activement pâturer pour en éviter la sortie, soit décider de faucher dès leur apparition, alors que la valeur alimentaire reste encore très satisfaisante.

Un ray-grass anglais continuellement pâturé jeune peut alors assurer à lui seul :
· 25 litres de lait au printemps
· 15 à 20 litres de lait à l'automne.
L'herbe, au stade feuillu, c'est de la cellulose, des sucres solubles et des protéines en quantité.

Stade Feuillu Début épiaison Fin
épiaison
Début floraison 1 ère repousse
5 semaines
2 ème repousse
5 semaines
RGA 138 65 39 77 96 130
DACTYLE 191 114 77 68 117 137
Comme pour les UF, le vieillissement de l’herbe entraîne une chute rapide et considérable des teneurs en protéines. Ce qui confirme l’intérêt de garder un stade feuillu et jeune !

Pâture ou fauche
L’herbe : un aliment de choix à bien maîtriser
Si vous choisissez de pâturer, vous privilégiez la solution du moindre coût... à condition de faire pâturer une herbe jeune à valeur assez constante. Les reines de la pâture sont le ray-grass anglais et le dactyle.

Il faut les faire manger jeunes, à un stade feuillu et faire en sorte que les tiges soient mangées avant que les épis ne montent.
En accélérant les passages au printemps, en choisissant les variétés les plus souples d'exploitation possibles (qui démarrent tôt et épient tard), vous limiterez les plus gros problèmes. Vous veillerez aussi à choisir des variétés non-remontantes, c'est-à-dire qui ne réépient pas. En effet, les épis font rapidement chuter la valeur alimentaire et même la consommation.
Pâturer fréquemment une herbe toujours jeune, saine et sans épis, c'est viser un coût autour de 0,10F pour 1 UF.
Si vous choisissez l'ensilage ou le foin, vous privilégiez la pousse la plus importante possible, car les coûts fixes de chantier seront les mêmes. Récolter 5 t de matière sèche au lieu de 2 t, c'est diviser les coûts par 3 ! Pour l'ensilage, privilégiez des variétés qui tiennent debout avec un port dressé, facilitant la fauche et évitant de ramasser des feuilles souillées de terre. Visez à récolter les variétés riches en matière sèche, car transporter de l'eau dans les remorques représente un gaspillage de temps et d'argent. Pour les ray-grass d'Italie, il est notable que lorsqu'ils sont diploïdes, ils perdent nettement moins de jus au silo. Enfin, dans tous les cas, il est intéressant d'avoir des variétés pérennes, ainsi que des variétés dont le rendement est le mieux réparti sur l'année.