vérifiez
les réglages et l'état de votre matériel :
·
Pneus bien gonflés (2 kg/cm2).
· Des socs et une aspiration en bon état.
· Un enterrage bien réglé (chasse-mottes et
3 ème point).
· Bien vérifier la distribution de votre semoir
· Bien respecter les densités préconisées
pour le produit en fonction de la région et du devenir de
la culture).
· Bien respecter la profondeur de semis adaptée à
votre sol (entre 2 et 4 cm)
· Semer à moins de 5 km/h.
Comment apprécier un bon semis ?
· Levée homogène des plantes le même
jour.
· Des mésocotyles de même longueur.
Alimentation
de la plante
Raisonnez
vos apports NPK en fonction des besoins de la plante pour qu'elle
atteigne son rendement maximum.
Pour les engrais : attention aux situations de lessivage qui sont
en général moins importants en sols limoneux ou argileux.
·
Optez pour un engrais starter
· Ou 150 U/ha tous les ans.
De
30 U/ha à 700 U/ha
·
Optez pour 80 à 150 U/ha toutes les deux années.
De
plus de 70U/ha
·
Optez pour un engrais starter plus 80 à 120 U/ha
toutes les deux années. ou 70 à 100 U par
année.
Si
vos besoins en phosphore (P) sont :
De
moins de 50U/ha F
·
Optez pour un engrais starter seul
De
plus de 50U/ha à 100 U/ha
·
Optez pour un engrais starter plus 100 U tous les deux
2 ou 3 années.
De
plus de 100 U/ha
·
Optez pour un engrais starter plus 80 U par hectare et
par année.
Pour
vos besoins en azote (N) :
Calculez vos apports en azote en utilisant la formule simple ci-aprés
: Dose d'azote à apporter = (Besoins de la culture - Fournitures
du sol) / (coefficient d'utilisation de la culture).
· Avec coefficient d'utilisation de la culture :
0,55 avant semis
0,70 au stade 6 à 8 feuilles
Anticiper les besoins de la plante
avant que les carences n'apparaissent !
Apporter
plutôt des produits simples en pulvérisation
:
Visez
100 ppm (diminuer de 10% si sol argileux) à 200 ppm (augmenter
d'environ 30% si sol argileux)
·
Manganèse :
Visez
20 ppm/feuille.
Détruire
les mauvaises herbes avant qu'elles n'apparaissent !
·
Les produits de pré-levée sont généralement
plus sélectifs que ceux de post-levée.
·
Un maïs au stade 5 feuilles est déjà
três sensible à la concurrence des mauvaises herbes.
Pour
une pulvérisation régulière !
· Veillez à ce que votre rampe ne soit pas trop basse
pour éviter les sous dosages importants.
· Bien vérifier l'horizontalité de la rampe,
la pression de sortie des buses et que vos buses ne sont pas bouchées
ou mal orientées.
Anticipez les attaques des ravageurs (vers gris, noctuelle,
sésamies etc.)
· Intervenir le plus tôt possible.
·
Deux passages à une demi dose sont préférables
qu'une dose pleine.
·
Penser àbien mouiller pour une efficacité
supérieure des produits.
Les besoins en eau du maïs sexpriment le plus pendant
les 40 à 60 jours qui encadrent la floraison femelle. Cette
période de grande sensibilité est à déterminer
pour chaque petite région présentant des caractéristiques
pédoclimatiques suffisamment homogènes.
À une grande échelle, on peut considérer que
cette période se situe entre :
· le 1er juillet et le 10 août
dans les zones de cultures des variétés précoces. · le 20 juin et le 20 août
dans les zones de culture des variétés demi-précoces
à tardives.
La bonne évaluation des besoins en eau, au niveau de votre
parcelle, pour établir des prévisions ou pour conduire
une installation dirrigation, nécessite la connaissance
des différents termes du bilan hydrique à savoir : · Les quantités deau
utilisées par la plante ; · Celles fournies par le sol
et renouvelées par les pluies.
La
météorologie nationale a cartographié pour
le maïs les données historiques de températures
enregistrées depuis plus de 30 ans.
Ces cartes permettent pour une petite région climatique destimer
les probabilités de récolte dune variété.
Le bilan hydrique potentiel pendant la période de sensibilité
maximale du maïs.
Ces cartes doivent vous permettre de mieux prévoir vos besoins
en matière dirrigation.
Quelques
valeurs repères sur les composantes du rendement et de rendement
observées en conditions favorables à très favorables
·
Densité :
75
000 à 115 000 plantes par hectare.
·
Nombre de rangs de grains par épi :
12
à 20
·
Nombre de grains par rang :
26
à 45
·
Nombre de grains par m2 :
3 000
à 5 500
·
Poids de mille grains (PMG) :
270
à 400 grammes
·
Rendement en grain :
80
à 150 quintaux par hectare
·
Rendement en fourrage :
13 à 22 tonnes de matière sèche par hectare.
Récolter
un bon maïs au bon moment
La
récolte est une phase clé de la qualité
des fourrages.
La qualité du maïs fourrage est liée à
la qualité des fibres, mais aussi de son amidon.
Rechercher une plage de MS optimale
Si les conditions de végétation sont bonnes, lorsque
le grain est pâteux - pâteux dur, on se trouvera
de façon quasi-systématique dans une plage
de matière sèche idéale comprise entre
30 et 35 % de MS, ce qui assurera une bonne conservation
du silo ainsi qu’une bonne ingestibilité potentielle.
Ce stade de maturité permet l’optimisation de l’efficacité
laitière des maïs.
Un
grain de qualité chez LG, c’est un grain au stade “pâteux
- pâteux dur.
3
semaines à 1 mois après la floraison femelle,
observez la couronne centrale de l'épi.
Si
vous observez la lentille vitreuse, vous êtes à
environ 27% de MS plante entière.
Attention
: mieux vaut récolter un grain tôt que de le
récolter totalement vitreux.
Apparition
de la lentille vitreuse +10 à 15 jours
en moyenne suivant les conditions = 32 % de Ms plante entière
Le
hachage est aussi un point important dans la récolte
• Pour l'ensilage de maïs, l'idéal
est d'assurer :
- une coupe franche qui stimulera la rumination avec un grain éclaté pour
maximiser sa valorisation,
- la longueur de taille des particules pour sécuriser la ration.
Maïs
fourrage :
• 6 mois de culture
•
1 jour de récolte
• 10 mois de consommation
Sans
affinage à la reprise du silo
Matière
sèche
Longueur
moyenne
28%
12
mn
32%
10
mn
35%
et +
8
mn
Avec
affinage à la reprise du silo
Matière
sèche
Longueur
moyenne
28%
14
mn
32%
12
mn
35%
et +
10
mn
S'il n'y a pas d'éclateur de grains, affiner le broyage
pour toucher les grains : 6-8 mm.
•
Pour l'ensilage d'herbe, on privilégiera
une coupe fine avec des brins de 5 à 10 cm en coupe directe
ou avec un léger ressuyage pour un ensilage destiné
aux vaches laitières.
Pour un ensilage destiné aux génisses, on conservera
volontairement des brins longs, car cela assurera une fourniture
de fibres physiques essentielles au développement du rumen
et on pourra faire un préfanage plus important.
Soigner
le stockage en silo
Il est
essentiel de prendre un peu de temps pour soigner la réalisation
du silo.
Pour mémoire, retenons ces quelques normes à respecter
:
Un
silo bien tassé et vite fermé
Une
qualité de silo soignée
•
couches fines : 20 cm
• tracteur suffisamment lourd
• passages nombreux
• fermeture dans la journée
•
nettoyer le silo
• éviter de rapporter de la terre en
• adapter le rythme de dessilage
- 10 cm/j en automne et hiver
- 20 cm/j au printemps et été
Analyser
la qualité de vos fourrages
Les
fourrages vont servir de base à l’alimentation du ruminant.
Cependant, ils sont loin, à de rares exceptions près,
de pouvoir couvrir la totalité des besoins de l’animal.
Il va dès lors falloir, pour assurer la production, corriger
les déséquilibres et augmenter les apports énergétiques
avec des aliments concentrés.
Cette étape, appelée rationnement, nécessite
de bien connaître la valeur réelle des fourrages et
des autres aliments pour pouvoir les assembler, tant qualitativement
que quantitativement.
Analyser la valeur de son fourrage est donc une obligation technique
et bien évidemment économique pour optimiser l'alimentation
des animaux.
Alors n'hésitez pas, l’analyse est un investissement
qui rapporte.
• Sur le maïs,
- pour anticiper, j’analyse mon fourrage à la récolte,
- pour piloter ma ration, je peux refaire une analyse en milieu
d’hiver.
• Sur l'herbe,
- en dehors de la pâture, j'analyse mon fourrage après
la conservation.
Par sécurité, la qualité des fourrages de chaque
nouveau silo est contrôlée.